jeudi 16 mai 2013

Jindrich Styrský - Le gilet de Maïakovsky - 1939

Ce jour là, Hugues et Marie, tous deux mariés et parents de plusieurs enfants, se retrouvèrent comme tous les jeudis à 16 heures dans le jardin de la vieille baronne le long de la plage, un endroit calme où ils adoraient entendre le clapotis des vagues. Tout se passait bien jusqu’au moment où la baronne, qui habituellement était en vadrouille, rentra du magasin. Après avoir rangé ses courses, elle alla voir si le linge qu’elle avait mis à sécher était sec. Elle commença à le ramasser. Elle s’approcha des vêtements dans lesquels s’étaient cachés les amants. Au moment où elle retira le drap qui les couvrait, elle sursauta de peur et les interrogea directement : 

-« Que faites-vous là ? Dans mon jardin ? »

-« Ben nous allions aller nous baigner » répondit directement Hugues.
-« Mais les vagues sont beaucoup trop fortes !! » enchaina la vieille.

Pour prouver le contraire, Hugues sauta tout habillé dans la mer. Elle avait raison, après cinq minutes à peine le cadavre d’Hugues flottait déjà sur l’eau.
Depuis ce jour, cet endroit de la côte est appelé : le canton des amants maudits.

Julien Duwez

 


Charlotte Perriand – Studio Bar – 1930




Cette photo me fait ressentir une grande tristesse car les couleurs sont sombres et ternes. Il n'y a que du noir et du blanc. Ca balance entre les deux. Comme si la mort était passée par là, comme si on avait tout laissé en espérant que quelqu'un vienne y mettre un peu de joie et de bonheur.

J'ai l'impression qu'un homme, veuf, s'est donné la mort par tristesse. Sa vie n'avait plus d'importance sans sa femme. Et il a laissé des fleurs, comme un merci pour les prochaines personnes qui vivront dans sa maison. Il a laissé celle-ci en état car il voulait que les futurs habitants de cette maison vivent les moments heureux que lui-même a vécu avec sa femme.

Marie-Charlotte Vandormael

Man Ray – Danger – vers 1965




Lorsque j’observe cette œuvre, j’ai un sentiment d’insécurité. J’y vois plein de mécanismes d’horloges qui me font penser que le danger est représenté par le temps qui nous presse. Souvent le temps, nous rattrape…
Le contraste des couleurs est intéressant car le noir représente l’obscur et le jaune nous montre qu’il y a toujours une voie qui nous guidera vers le meilleur. 

Quant aux formes, le cercle peut représenter le cercle vicieux. Les engrenages s’enchainent entre eux et dès qu’un élément se coince dans le système, c’est tout l’engrenage qui s’arrête. Comme notre vie, quand ça va, tout va bien et quand ça va mal, tout se dérègle... Ainsi, dès qu’on a un problème, d’autres problèmes se produisent. Et ainsi de suite…
Brieuc Quirynen

Raoul Hausmann - Mechanischer Kopf - 1919



Cette tête représente quelqu’un d’indécis, qui a plusieurs idées en même temps mais ne sait pas quoi penser. Le personnage semble être très intelligent, qui aide beaucoup de gens.

Il peut aussi avoir l’esprit au ralenti parce qu’il a un numéro « 22 » sur son front qui peut signifier la température de son corps. Les différents objets collés sur sa tête peuvent représenter ses idées et ses souvenirs. Il a plusieurs choses collés sur sa tête dont une règle, un portefeuille en peau de crocodile, une machine à écrire, un morceau d’appareil photo et un mécanisme de montre de poche. Ce mécanisme peut montrer tout le temps qui s’est écoulé tout au long de sa vie et à quoi pense son cerveau.

Jolhan Magain

Henri Matisse - Intérieur, bocal de poisson rouges - printemps 1914

Près de la fenêtre d’une petite chambre, Matisse a peint des poissons dans leur bocal. Il a utilisé du bleu foncé pour exprimer la nuit (rien de plus normal) et quelques touches de jaune pour les reflets de la lune. Une plante morte est à côté du bocal contenant les deux poissons. Cette plante morte est penchée vers le bas comme si elle dormait. Tout parait calme et en dehors il n’y a pas d’agitation.

Une certaine frigidité qui ressort du tableau, mais un élément intervient et va changer cette impression. Il s’agit des petits poissons, un peu comme le parfum d’une glace qui vient faire effacer la froideur de celle-ci. L’un d’eux a l’air déçu ; il nage vers le bas, l’air maussade. L’autre, plus petit, est plus craintif. Il hésite à monter en haut du bocal, comme s’il savait ce qu’il allait se passer. Et pourquoi remonter ? Serai-ce pour sauter et partir dans le fleuve qui est si proche ?, de l’autre côté de la fenêtre ? Ou bien pour mieux voir la chambre ? En tout cas, ils tourneront en rond jusqu’à la fin de leur vie. Un peu comme nous, ils vivront de façon monotone.

Pourtant, le spectateur pourrait  se poser une question : Qu’est-ce donc cette vue par la fenêtre ? Serait-ce l’inconnu, la représentation parfaite du monde ou la liberté ? En tout cas, Henri a fait beaucoup de liens entre la partie connue et la partie plutôt imaginaire. Par exemple les reflets de la lune ou la couleur verdâtre du trottoir et du liquide si proche de nous. On peut remarquer aussi  l’absence de fenêtre et le fait que la grille soit fine. La plante peut faire aussi le lien avec la vue par la fenêtre ; pas autant pour que les poissons rouges puissent quitter leur petit bocal. Tout peut encore leur arriver. Ils peuvent risquer et découvrir de nouvelles choses, ou rester dans leur bocal et continuer à tourner en rond.
Radu Bradatan

Nicolas de Staël – Les toits – 1952

Quand je regarde cette œuvre pour la première fois, je ne vois que des formes.

Mais lorsque je la regarde avec plus d’attention, cela me fait penser à un cimetière.

Les couleurs ternes de celle-ci, dévoilent la teinte grise des pierres tombales ; les petites touches de couleurs représentent  les fleurs déposées par  l’entourage des défunts.

Quand je regarde ce tableau, je ressens de la tristesse.  Pourtant je me sens également en paix avec moi-même et le monde où vont les personnes qui décèdent.

Je suis apaisée pour les morts, ils sont au calme et se reposent pour toujours.

Le relief donné par les coups de pinceau exprime que même si les gens sont morts, il y a de la vie et de la joie partout autour de nous.


Caroline Wilmotte

 

Heinz Mack – Lichtrotoren - 1967



Je trouve cette œuvre magnifique car elle me donne l’impression de bouger.

Cela me fait penser à l’eau, à la mer…
Un jour, un pêcheur se rendit à la pêche. En pleine mer, il fut surpris par un ouragan. Le bateau chavira et le pêcheur n’eut que le temps d’attraper une bouée. Il se mit alors à prier et à supplier le ciel de le sauver. Au petit matin désespéré, il vit apparaître à l’horizon un bateau de croisière…il était sauvé.

Duncan Wolff